J’aime cette langue – Conférence sur l’afrikaans par Georges Lory

La conférence J’aime cette langue a été prononcée par Georges Lory
lors de la Soirée Afrikaans du Nouveau centre néerlandais le 2 février 2023

Pour marquer la mise en place des cours d’afrikaans, le Nouveau centre néerlandais a organisé le 2 février 2023 une soirée spéciale dédiée à l’afrikaans et à sa littérature, avec invité spécial Georges Lory, traducteur littéraire et spécialiste de l’Afrique australe. Avec sa conférence vive et dense, Georges Lory a captivé le public, venu nombreux (cliquez ici pour un aperçu de la soirée en textes et en images).

Retrouvez ci-dessous le texte de la conférence.

En guise d’introduction, Georges Lory propose quelques mots de la langue française venus de l’afrikaans. Ensuite, il retrace de façon détaillée l’histoire de l’afrikaans de sa naissance à nos jours. Dans une partie plus personnelle, Georges Lory nous témoigne de son amour pour l’afrikaans, pour la langue puis pour sa littérature. En clôture, il lance un appel aux éminents membres du jury d’une certaine académie suédoise …

Commençons par quelques mots afrikaans que vous employez souvent.

Photos Bart Koetsier

Enfin il y a le stoep. En tant que traducteur, j’ai pinaillé avec des éditeurs qui prétendent qu’il s’agit d’une véranda. Mais non, il n’y a aucune vitre.

Éliminons tout de suite l’apartheid, cette ségrégation tatillonne et brutale qui a durablement marqué le pays. Elle se pratique encore dans plusieurs régions du monde. Plus agréable, le rooibos, qui se cultive dans un petit périmètre autour de Clanwilliam, à l’ouest su pays. Ce petit arbuste ne paie pas de mine, mais ses vertus sont multiples.

Ceux qui pratiquent le trek peuvent se remémorer la grande migration des Boers entre 1834 et 1852 vers le nord, lente progression à bord des chariots à bœufs qui progressaient de 6 km par jour. Le terme commando est attesté dès 1824. Les Anglais l’ont repris pour désigner les unités boers qui fondaient à cheval sur une cible de façon inattendue.

Les amateurs de littérature sud-africaine ont lu des descriptions du veld, cette savane des hauts plateaux propre à l’Afrique australe. Les dictionnaires français acceptent désormais rondavelle, petite maison ronde et blanche avec toit de chaume, habitat traditionnel africain que reprennent aujourd’hui les camps de touristes. Le biltong, ces lanières de viande marinée et séchée, est une nourriture appréciée des trekkers et des spectateurs sportifs. On n’en trouve pas beaucoup en France, mais ça ne saurait tarder.

Enfin il y a le stoep. En tant que traducteur, j’ai pinaillé avec des éditeurs qui prétendent qu’il s’agit d’une véranda. Mais non, il n’y a aucune vitre. Il s’agit d’un auvent sur des piliers, devant la grande façade, parfois même sur les côtés. Le stoep est un élément essentiel de la convivialité afrikaans. Le président Kruger s’installait sur son stoep à Pretoria et recevait ses visiteurs. Un jour, on lui amena un voyageur écossais qui avait fait le tour du monde. Comme il affirmait que la terre était ronde, Kruger furieux, rentra dans sa maison, car il croyait dur comme fer qu’elle était plate. On peut être un grand résistant et un piètre scientifique. S’il faut traduire stoep, je choisis varangue, mot employé à la Réunion et dans les Antilles.

Ce soir, je vais vous parler du développement de l’afrikaans, vous dire pourquoi j’aime cette langue et je vais finir en insistant sur la richesse de sa littérature.

1 — Langue africaine ou dernière-née des langues germaniques ?

Ce débat vif, je le résumerai en disant que la structure de la langue est indubitablement néerlandaise, mais qu’elle a été malaxée, simplifiée et enrichie par de nombreux palais différents, allant des khoïsans aborigènes aux colons allemands, des huguenots français aux esclaves malais et malgaches, en passant par les marins portugais… On peut constater que le néerlandais parlé par la Compagnie des Indes néerlandaises, la VOC, qui a mis le pied au cap en 1652, a forcément évolué à mesure que des colons gagnaient l’intérieur des terres. Les liens avec le haut-néerlandais s’étaient déjà relâchés quand la couronne britannique a mis la main sur Le Cap en 1806.

À Paarl se situe le seul monument, à ma connaissance, qui soit dédié à une langue. Une grande flèche, flanquée d’une flèche moyenne symbolisent l’afrikaans et l’Afrique du Sud. Trois monticules soulignent l’apport des langues européennes (néerlandais allemand, français, portugais) un mur renvoie au malais et trois colonnes indiquent des groupes de langues locales (khoïsan, nguni et sotho). La France a-t-elle repris cette idée qui va bientôt inaugurer la cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts ?

Un détail frappant, l’afrikaans a tout d’abord été écrit en caractères arabes.

Un détail frappant, l’afrikaans a tout d’abord été écrit en caractères arabes. Abdullah Kadi Abdus Salaam, dit Tuan Guru, issu de la noblesse d’Indonésie, né en 1712, a été exilé, sur Robben Island. Libéré en 1793, il a fondé la première mosquée du Cap ainsi qu’une madrasa.

En octobre dernier au Cap, j’avais choisi un hôtel proche du quartier malais. Réveillé par un beau duo de muezzins, je me suis rendu devant la mosquée. L’imam me l’a fait visiter, non sans fierté. Il s’agit de la troisième mosquée du pays, construite par son ancêtre. Ce dernier avait retranscrit de mémoire tout le Coran, « avec quatre erreurs mineures » ont constaté plus tard les spécialistes. Il s’agissait, dès les années 1830 d’initier la population malaise du Cap à lire les textes sacrés. Les imams ont adapté l’alphabet arabes aux sons de l’afrikaans. On l’appelle le jawies. On a créé récemment un concours d’écriture en jawies. Ce sont deux jeunes filles qui sont arrivées en tête.

Le polémiste Charles Etienne Boniface, qui avait fui la révolution française au Cap, a traduit du Molière en néerlandais. Il a aussi écrit ses propres pièces en néerlandais. Il faisait intervenir les paysans en afrikaans. Elles constituent ses premières traces littéraires. Un peu plus tard, le lexicographe néerlandais Antoine Changuion (descendant de huguenots) publie en 1844 « Proeve van Kaapsch taaleigen », une première recension des termes au Cap qui diffèrent de la langue parlée à Amsterdam. Le premier livre entièrement en afrikaans date de 1861 et provient d’un résident suisse, Louis-Henri Meurant. La Bible est partiellement traduite en afrikaans en 1878, et totalement en 1933 seulement.

L’émergence de l’afrikaans est encouragée à la fin du XIXème siècle par plusieurs sociétés dont la Genootskap van Regte Afrikaanders. Jan Lion Cachet en fut l’une des figures de proue. Les Boers (« les paysans »)  ont fondé, à la moitié du XIXème siècle, deux républiques, le Transvaal et l’Orange, où le néerlandais demeurait la langue officielle. Elles paieront chèrement leur opposition à l’empire britannique au terme d’une longue guerre entre 1899 et1902 : fermes brûlées, familles séparées, camps de concentration (un monument à Bloemfontein recense le décès de 28 000 femmes et enfants et de 24 000 serviteurs noirs), migrations contraintes en ville. N’étant plus paysans, ils décident de s’appeler désormais les Afrikaners. Bien qu’ayant payé un lourd tribut, ils demeurent majoritaires au sein de la population blanche. Londres décide de convaincre les généraux boers les plus ouverts, comme Louis Botha et Jan Smuts, d’accepter le statut de pays indépendant au sein du Commonwealth. L’Union Sud-Africaine voit le jour en 1910. Elle regroupe la province du Cap, de l’Orange du Transvaal et du Natal. Vous connaissez la grande carence de ce montage : il ne prend pas en compte la population noire.

Les promoteurs de l’afrikaans obtiennent en 1925 la parité des deux langues. En 1948 le Premier ministre Jan Smuts, ami personnel de Churchill, est battu. Les nationalistes afrikaners arrivent au pouvoir et promeuvent une politique de ségrégation raciale, l’apartheid. Cela coïncide avec l’âge d’or de l’afrikaans. Ils commettent en 1976 l’erreur majeure d’imposer l’afrikaans comme langue d’enseignement dans les écoles noires. Les ouvertures envers les Métis, majoritairement de langue afrikaans, sont trop timides pour emporter leur adhésion. Au cours des négociations de 1993, les nationalistes nouent des alliances avec plusieurs représentants des langues bantoues minoritaires. Cela débouche sur le choix de onze langues officielles.

La situation en 2023, sur 55,7 millions d’habitants, les chiffres du recensement indiquent, comme langue maternelle : IsiZulu 23 %, isXhosa 16 %, afrikaans 13 %, anglais 10%. Bien entendu la pratique de l’anglais dépasse largement ce cadre. De nombreux Noirs urbains l’utilisent même dans le cadre familial. Le rouleau compresseur anglais est devenu de facto la lingua franca du pays.

Les chiffres pour l’afrikaans demeurent solides. C’est la langue maternelle de 7 millions de personnes, une majorité de Métis, suivie des Afrikaners et même de 240 000 Noirs, vivant en zone rurale.

Les chiffres pour l’afrikaans demeurent solides. C’est la langue maternelle de 7 millions de personnes, une majorité de Métis, suivie des Afrikaners et même de 240 000 Noirs, vivant en zone rurale. Le recensement indique que 10,3 millions de personnes utilisent l’afrikaans comme seconde langue, comme langue de travail. Ajoutons que l’afrikaans constitue la lingua franca en Namibie, parlée par la moitié de la population de 2,5 millions d’habitants. Signalons qu’il reste encore 150 000 personnes qui parlent l’afrikaans au Zimbabwe. On arrive à un total de 7,5 millions qui la possèdent comme langue maternelle, auxquels on peut ajouter 12 millions qui la pratiquent tous les jours.

En 2022 l’afrikaans est reconnu comme langue indigène par un panel d’universitaires, au même titre que le khoï et le san. Après les événements de Soweto, contre l’imposition de l’afrikaans dans les lycées, j’ai eu le sentiment que j’avais appris une langue qui allait mourir. Mais quand, quelques années plus tard, les locuteurs métis sont devenus plus nombreux que les blancs, je me suis dit que ce dynamisme démographique permettrait à l’afrikaans de survivre. Aujourd’hui la Fondation pour la Promotion par l’Afrikaans (Stigting vir die Bemagtiging deur Afrikaans) est pilotée par la poétesse métisse Diana Ferrus.

2 — J’aime cette langue

Les Afrikaners qui me voyaient apprendre leur langue ont voulu se montrer sympathiques, même ceux dont j’étais très éloigné idéologiquement. L’afrikaans m’a plu par sa simplicité grammaticale autant que par sa richesse inventive. C’est un créole du néerlandais plein de surprises. Enfin, c’est une belle langue. Dès que quelqu’un vous dit « je t’aime », toute langue devient belle. J’ai eu cette chance, ainsi que d’écouter des poètes sachant la mettre en valeur.

L’écrivain néerlandais Adriaan van Dis a très tôt apprécié l’afrikaans. J’ai traduit son livre de voyage, Het beloofde land, suite à un voyage en 1989 en Afrique du Sud. Il a récolté comme des pépites toutes les expressions savoureuses qu’il a dénichées en afrikaans. En tant que traducteur, je suis frappé de trouver des expressions qui me semblent contradictoires et qui sont parfaitement normales à mes interlocuteurs (hy gaan staan, sy sluit oop)

Ce qui est également plaisant c’est la multiplicité des origines des mots. La cuisine se dit kombuis, qui signifie exactement la cambuse des vaisseaux de la VOC. Les langues khoïsans ont offert le verbe abba, (porter dans le dos) et le mot gogga  (petite bestiole). Le portugais a donné mielie, le maïs et sambreel, le parapluie. Du malais viennent baie (beaucoup), et piesang (banane). La mandarine (naartjie) vient du tamoul. Du zoulou vient donga, un bas-fond et indaba une grande réunion.

Une conférence de spécialistes à l’université de Gand a conclu que ce phénomène ne venait pas des huguenots établis à Franshhoek, mais du parler d’Alost en Flandre occidentale.

Il s’agit d’une langue fondamentalement facile : un seul genre, une seule forme verbale, pas de déclinaisons, pas de conjugaisons, pas de verbes faibles ou forts. Une curiosité : la double négation, comme en français. Afrikaans is nie moeilik nie. (l’afrikaans n’est pas difficile). Une conférence de spécialistes à l’université de Gand a conclu que ce phénomène ne venait pas des huguenots établis à Franshhoek, mais du parler d’Alost en Flandre occidentale.

Je ne lui reconnais qu’une seule difficulté : parfois les adjectifs courts prennent un e, parfois ils n’en prennent pas : ‘n kort lesing, ‘n gawe man. Cinquante ans plus tard, je ne maitrise toujours pas cette règle.

Elizabeth Eybers, grande poétesse qui vécut longtemps à Amsterdam, a décrit l’afrikaans comme bondig en buigsaam, concis et souple. C’est ce qui fait son charme. Pour ordinateur, elle a choisi die rekenaar, la calculatrice. Pour le métro, die moltrein, le train-taupe. J’ai lu aussi que l’afrikaans était une langue insoumise. Il n’est pas toujours simple d’imposer une règle unique dans un vaste territoire. Sans entrer dans toutes les nuances, disons qu’aujourd’hui l’insoumission s’exprime par le kaaps, l’afrikaans des Métis du Cap. C’est la seule difficulté que je rencontre en en traduisant les polars de Deon Meyer. Dans le tandem d’enquêteurs Griessel-Cupido, ce dernier utilise souvent des expressions kaaps.

Pour Jakes Gerwel, grand universitaire métis qui fut directeur de cabinet de Nelson Mandela, le kaaps est la langue du lumpenproletariat. Certains écrivains ont cependant choisi de s’exprimer dans cette dissidence de l’afrikaans, truffée de mots anglais, à commencer par Adam Small. Aujourd’hui la poétesse Ronelda Kamfer écrit en afrikaans teinté de kaaps, mais son mari Nathan Trantraal a carrément choisi le kaaps.

L’afrikaans figure depuis 1994 dans le nouvel hymne national. Le chant quadrilingue commence par un psaume en zoulou et un tswana, il se poursuit par les premiers vers de Die Stem, poème de Langenhoven, d’abord en afrikaans puis en anglais. Ecoutez-le bien pendant la prochaine coupe du monde de rugby : « De l’azur de notre ciel / de la profondeur de notre mer / au-dessus de nos cimes éternelles / d’où les falaises renvoient l’écho / à travers nos étendues désertes / frissonne la voix de notre pays bien-aimé. » C’est nettement moins sanglant que la Marseillaise, n’est-ce pas ?

3 — Enfin j’aime cette langue, car elle m’a donné de belles émotions littéraires

La littérature afrikaans est ancienne, comme nous l’avons vu en évoquant le XIXème siècle. Elle est remarquable, riche, et d’une grande vitalité. Attention aux patronymes. John Coetzee, le prix Nobel de littérature 2003, porte un nom afrikaans, mais a choisi d’écrire en anglais et de vivre en Australie. J’ai échangé récemment avec lui, il ne se considère pas comme un Afrikaner. En revanche John Miles et François Smith sont d’authentiques écrivains afrikaans.

Je vais me livrer à un exercice sacrilège : présenter une poignée d’écrivains en limitant leur œuvre à un seul texte.

Ingrid Jonker
Die kind

Ingrid Jonker, autrice qui s’est suicidée jeune en 1965. Son poème L’enfant n’est pas mort à Nyanga. a été lu par Mandela lors de son intronisation comme président au Parlement. Un bon film néerlandais de la réalisatrice néerlandaise Paula van der Oest en 2012 retrace sa vie. Si le NCNL s’intéresse au cinéma, je signale aussi un film subtil sur Eugene Marais, die Wonderwerker, qui montre le lien que le poète parvenait à tisser avec les animaux. Ce poète talentueux qui étudiait les termites a été plagié par Maurice Maeterlinck.

André Brink
n Droë Wit Seisoen

André Brink. C’est grâce à lui que le public français s’est enfin intéressé à la situation en Afrique du Sud. Il se traduisait lui-même en anglais, ce qui lui a assuré un lectorat mondial. Je recommande Une Saison blanche et sèche, roman qui raconte indirectement la prise de conscience de l’auteur : mon pays a créé une machine répressive proche du fascisme.

Breyten Breytenbach
La Femme dans le soleil

Breyten Breytenbach. Poète lyrique, engagé parce que son épouse Yolande, française d’origine vietnamienne, n’était pas catalogué comme blanche par le régime d’apartheid. Il a connu sept ans et demi d’emprisonnement. Selon un jury d’écrivains néerlandais et afrikaners, il a écrit le plus beau poème en langue afrikaans. Il figure en version française dans le recueil La Femme dans le soleil, sous le titre Très-aimée, je t’envoie une tourterelle vermeille.

Antjie Krog
ek is
ek is
die here hoor my
’n vry fokken vrouw

Antjie Krog a fêté ses 70 ans on octobre dernier. Plusieurs jeunes Métisses ont repris ce jour-là son célèbre poème Paternoster : « Je suis / je suis / le Seigneur m’entende / je suis une putain de femme libre ». C’est une grande voix anti-apartheid, féministe, écologique. Il me faut citer un autre texte fondamental d’Antjie Krog, La Douleur des mots, un témoignage très profond sur les travaux de la Commission Vérité et Réconciliation en Afrique du Sud (1996-98).

Marlene Van Niekerk
Triomf

Marlene Van Niekerk est à l’aise autant dans le roman, dans le théâtre et dans la poésie. Triomf raconte quelques jours d’une famille de petits blancs avant les élections cruciales de 1994. Ils survivent dans le quartier de Triomf à Johannesburg, jadis un township vibrant nommé Sophiatown, rasé sous l’apartheid.

Deon Meyer
Donkerdrif

Deon Meyer. Ses romans policiers rendent bien l’atmosphère du pays d’aujourd’hui. Il ne se prive pas d’en dénoncer les dérives. J’ai une tendresse particulière pour Cupidité qui se déroule à Stellenbosch.

Les éminents membres du jury Nobel n’ont jamais couronné un écrivain de langue néerlandaise ou afrikaans. C’est un oubli très regrettable au regard de l’excellence de leur littérature. Un comité a été réuni par le poète néerlandais Remco Campert pour promouvoir la candidature d’Antjie Krog. Hélas, il est décédé, et personne n’a pu me dire qui reprenait flambeau. Espérons en tous cas que l’académie suédoise saura réparer ces lacunes sans tarder.



Texte prononcé par Georges Lory, le 2 février 2023
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La conférence J’aime cette langue a été prononcée par Georges Lory
lors de la Soirée Afrikaans du Nouveau centre néerlandais le 2 février 2023
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